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  • Photo du rédacteurJean François Barrat

Marie AUGER, la quête éperdue de l'enfance...

Dernière mise à jour : 4 févr. 2023

Quand on attend beaucoup d'une exposition, on repart souvent un peu déçu. Mais avec Marie AUGER cela dépasse toujours un peu plus à chaque fois notre entendement. Le volume de son travail est immense, mais sa puissance d'évocation proprement stupéfiante. Il y a d'abord une scénographie, c'est rare qu'un artiste maîtrise la mise en scène avec autant de maestria. Souvent dans les expositions muséales, celle ci reste très académique, de beaux murs pastels avec maintenant de beaux cartels incrustés. Ici Marie exploite un lieu difficile, fait de long couloirs, de salles délimitées par des rideaux et d'une mezzanine informe. Elle en joue parfaitement pour nous conter une histoire, certainement son histoire, celle d'une petite fille qui s'éveille dans le décor des années 50-60 des événements d'Algérie. Pour atteindre son but, elle déploie une myriade de médiums qu'elle maîtrise toujours à la perfection. De l'acrylique : superbes odalisques en tout début, des encres aquarellées : les enfants cigognes très réussis, réunis autour d'un arbre (clin d'œil au défunt arbre aux hérons nantais?), des céramiques de grès parfaites comme habituellement, des tissages et broderies servant d'écrans à des projections et pour la première fois des cyanotypes : merveilleux fantômes en robe de petite fille. L'ensemble est accompagné de témoignages collectés, de vidéos et de tout un programme d'animations sur la durée de l'exposition. A l'étage, une porte s'ouvre à la petite fille sur la Casbah et on a l'impression que l'univers se découvre à elle. Cet univers nous semble moins sombre qu'auparavant, plus supportable même si les contraintes familiales restent fortes : ensemble de poupées humaines ficelées à la façon de Francis Marshall (Fabuloserie), Marie semble accepter mieux son sort et une petite peinture céramique tout au bout de l'exposition montre un oiseau qui s'échappe librement des mains de l'enfant...

Je ne résiste pas à partager cet enfant cigogne extrait du recueil de l'exposition...


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